Les Éditos Démocratiques

L'édito démocratique n°5 : Dix erreurs qui circulent sur le RIC

Le référendum d’initiative citoyenne a donné lieu, ces dernières semaines, à toute sorte de spéculations souvent très éloignées de la réalité. S’agissant d’une institution très bien connue car très étudiée, il est utile de revenir sur dix informations erronées véhiculées tant par ses supporters que par ses opposants. De manière générale, les connaissances disponibles sont favorables aux arguments qui sous-tendent la revendication phare des Gilets Jaunes et contredisent les craintes exprimées par les élus de la République en Marche.

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L'édito démocratique n°4 : Que veut dire « donner le pouvoir au peuple » ?

Le peuple n’a pas de voix, ni d’adresse. Pour certains, la seule façon de lui donner du pouvoir est de lui donner un représentant qui, lui, a une voix et une adresse. C’est avec cette idée en tête que le président de la république s’adresse au peuple français, en particulier à ceux qui sont dans la rue, en disant « c’est surtout avec notre projet collectif qu’il faut renouer ». Cela ne peut que manquer sa cible parce que la plupart d’entre nous ne se sent pas impliqué dans un projet mené par Macron.

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L'édito démocratique n°3 : le référendum d'initiative populaire

Commençons par une expérience de pensée. Supposons que la France ait disposé du référendum d’initiative populaire. Au mouvement des gilets jaunes il aurait suffit d’une pétition signée par, disons, un million de signataires pour déclencher un référendum sur le sujet de leur choix, par exemple, l’abrogation de la hausse des prix du carburant. Si la majorité des votants français s’était prononcée pour le oui, les requêtes des pétitionnaires auraient été légalement contraignantes pour le gouvernement qui n’aurait rien pu faire d’autre que les valider.

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L'édito démocratique n°2 : Pourquoi le fédéralisme et la démocratie directe aident à résoudre le principal problème de nos démocraties représentatives ?

Pourquoi le pouvoir politique est de plus en plus objet de suspicion, accusé d’être fermé à l’ensemble de la société et représentant une organisation homogène et opaque ? La réponse à cette question va de soi : parce que c’est vrai. Ce qui va moins de soi ce sont les raisons qui ont mené à cette situation. Bien que la critique des élites ne soit pas nouvelle, ce qu’on observe depuis une vingtaine d’années est un sentiment croissant d’être exclu du système politique, ainsi qu’une poussée des partis qui critiquent l’élitisme et l’interchangeabilité du personnel politique.

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L'édito démocratique n°1 : Pourquoi nous préférons la démocratie directe à la démocratie participative ?

La démocratie directe est à la démocratie représentative ce que cette dernière est aux dictatures. Elle est une garantie de progrès : plus de droits, plus de prospérité, plus d’égalité. Elle a contre elle les mêmes mauvais arguments. Les gens ne sont pas prêts, ils votent n’importe comment, il faut d’abord les instruire et les former. Mais, après plus de 100 ans de pratique de démocratie directe aux États-Unis ou en Suisse, après de nombreuses études sur la question, ces arguments se révèlent tout simplement faux.

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